Lundi 2 mars 2009
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12:56
J'hibernais, collant contre moi des peines successives d'amours déchûs. Des douleurs que je retenais car elles étaient tout ce qu'il me restait de l'Autre parti. Après plusieurs mois passés à
errer entre déprime et routine, à ne plus savoir pourquoi continuer, craindre jusqu'au moindre mouvement d'étrangers, j'avais fini par oublier totalement qu'il y avait d'autres chemins possibles
que l'humiliation, la violence et le silence.
Si le monde est sourd, pour ma part j'étais aveugle jusqu'à ce soir où j'ai retrouvé les bras du Sexfriend. Et je me suis souvenu, au fil des caresses sur ma peau, en retrouvant mes marques sur
son corps tendre, glissant avec délice sur son désir dressé, renouer avec cette explosion de vie, l'orgasme comme un cri de révolte et de renaissance.
"C'est le printemps" je ne cesse de le répéter depuis, un sourire aux lèvres.
Il ne comprend pas vraiment pourquoi je le remercie et ça le fait rire mais s'il savait combien j'avais besoin de renouer avec la confiance, le partage et réveiller la femme de sens, il pourrait
mesurer à quel point cette nuit de désir impérieux qui l'a épuisé(rire) était une révolution et le passage vers une nouvelle phase.
Depuis je me sens Artémis et sous mon masque de biche j'attends l'homme errant que mon regard saurait capturer. Tout devient séduction et désir, travaillant au corps ces amants ô combien
consentants;) qui aiment à se perdre dans nos jeux.
Dieu que c'est bon!
Amis lecteurs, d'un jour ou de toujours je vous passe le bonjour et file retrouver mon cher grand homme que j'embrasse pour l'occasion;) à bientôt.
Samedi 17 janvier 2009
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14:32
Nous parlions domination il y a quelques mois avec le petit ami de ma copine lors d'une de nos habituelles discussion sur ma vie amoureuse et sexuelle. Un peu de "blog en direct" en quelque sorte
et bien souvent un moment où des idées sur la façon d'aborder tel ou tel thème me viennent.
Il me disait ne pas du tout m'imaginer avoir ce genre de rapport, que je suis trop "gentille" pour établir une relation de ce style.
Sur le coup, je confirme à 100% , je suis mal à l'aise avec le pouvoir,notamment s'il concerne directement quelqu'un. Et les rapports un peu sado-maso sont bien au-delà du sexe mais bel et bien
dans la symbolique,axés sur la domination d'un être sur un autre.
Non décidément je n'ose même pas m'imaginer dans la situation,trop paralisée par la crainte de ne pas savoir quoi faire de l'autre, cette sensation de maladresse et de rose au joues comme un
enfant qui ne sait pas quoi faire de ses mains. Un peu déçue de me découvrir plus timide que je ne croyais, une part infime de moi se dit "si seulement..."
Car là est l'inconnu, le pouvoir est une chose que je ne possède pas encore et même si j'aime à prendre des initiatives dès lors qu'il s'agit d'ébats, ce sont plus des phases de
séduction/possession qu'un réel ascendant sur l'autre qui déséquilibrerait la balance des pouvoirs entre l'amant et moi-même.
Chemin faisant,les mois passent, cette conversation est enterinnée depuis longtemps et je vis une passion dévastatrice avec un homme(aucun autre terme ne saurait mieux la définir!). Notre couple
ressemble à une pelote de laine de laquelle on ne s'extrait pas,j'ai beau tenter de défaire les fils,les noeuds m'accrochent à cette douceur pourtant assassine.
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Des heures...des heures que je tente de poursuivre cet article sans succès. Je pensais qu'en me contentant de suivre les contours sensuels je pourrais expliquer ce qu'on ressent et ressort de
cette expèrience mais celà m'est apparemment impossible. C'est sans doute trop intimement lié à l'homme avec qui je l'ai partagé.
Aujourd'hui mes souvenirs,mes sensations ressemblent à du pudding, quelque chose qui m'a écoeurée...
Il aura réussi à m'enlever jusqu'au plaisir de partager...
Dimanche 28 décembre 2008
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20:06
Un des derniers jours de décembre, le soleil timide ne chauffe pas beaucoup mais le ciel azur suffit à lui seul à sublimer cette ville que j'ai habitée il y 4 ans. Je repasse d'ailleurs
volontairement devant la clinique; ses grands bâtiments n'ont pas changé et de nouvelles silhouettes occupent les chambres qui faisaient notre foyer.
Dans ma tête je me dis que l'on revient toujours de temps à autres sur ses pas, peut-être pour vérifier qu'on a pas quitté la piste à un moment donné?
Le temps d'en sourire légérement et nous voilà déjà avec mes deux plus proches amies sur la place centrale assises sur une terrasse devant un bon chocolat chaud. Cigarette sur cigarette
j'écoute ce qui se dit: sur lui, sur les gens, sur la vie, sur les couples et l'amour, puis sur moi...
Je réponds par la négative à tout, d'une part par rebellion contre le "bon esprit" mais comment accepter aussi?
Il y a des chemins à suivre, des comportements "d'adultes" dans la façon de vivre, d'agir, de choisir. Un ensemble de choses qui me semblent tellement absurdes qu'elles vont jusqu'à me coller la
nausée. J'ai envie d'hurler contre ces shémas et protocoles qui n'ont rien à voir avec qui je suis, de repousser loin ces désillusions nécessaires.
Durant une bonne heure pourtant je ne dirai quaziment rien, simplement agacée par cette conversation que je n'ai pas du tout envie d'avoir surtout dans le contexte. Elle est stérile comme je l'ai
expliqué car je sais parfaitement que je ne céderai pas sur ces points: respecter mes convictions profondes est plus important que réussir ou perdre.
On me dit que je vais continuer de passer par ça alors...
"Oui, c'est ce qui arrivera."
Je n'ai ni envie de changer, me résoudre ou m'excuser de suivre mon propre chemin. Non je ne pense pas que ce soit vivre dans un conte de fées que de préférer désirer le meilleur de la vie selon
son éthique,son fonctionnement et ses sentiments que de chercher le succès de ses entreprises amoureuses en priorité.
Oui je pense que si j'avais joué la divine comédie qui fait tourner les têtes j'aurais sans doute pu orienter cette histoire bien mieux. Pourtant malgré la douleur de la naissance,vie et mort de
"nous" je n'aurais jamais souhaité faire autrement...
Chhht...chht...ma mémoire, demain peut-être, aujourd'hui je noye mon esprit dans les sensations. Dommage ça fait des dégâts les sensations...
Je me sens bien étourdie tout de même il est 1h du matin, devant la glace à regarder cette personne que je n'associe à rien rentrant d'une soirée de "fête de rupture" déguisée. Pourquoi faut-il
toujours que je l'oublie, l'abandonne en présence de l'autre? Toi et moi ma vieille...c'est pour la vie.
Lendemain, une journée de repos et solitude totale chez moi. Non aujourd'hui je ne m'habillerai pas, je ne mangerai pas non plus d'ailleurs...depuis quand j'ai plus pris mon traitement? Bof en
fait j'en ai pas grand chose à foutre... Une nana en roue libre l'espace d'une journée, le temps de se reprendre.
La passion moi ça me vide, j'sais pas quoi faire de moi après comme si la vie avait commencé le jour où j'ai lâché la bride. Il ne reste plus que des ruines après. Heureusement la raison elle
dans sa magnifique constance se charge de tout et la vie reprend son cours. D'autres aventures débutent, un jour un nouvel amour probablement même et après tout c'est ainsi que fonctionne
l'existence non? Une suite de cycles.
Alors je souris, j'apprécie car cet obstacle permet d'ouvrir les yeux sur un fait dont j'aurais douté: j'espère encore.
Il reste encore du chemin à parcourir et j'y laisserai probablement bien des écorchûres sur ma jolie vingtaine, des marques de coeur, peut-être même des craintes d'irréparable ou alors
saurais-je un jour prochain trouver le moyen de faire vivre au-delà d'une passion, de sentiments, un couple dans toute l'immensité de ses possibilités?
Le coin causette