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(15/10/08): MAJ des blogs amis :)

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 01:29

Je m'abstiens la plupart du temps, des dizaines de brouillons à l'abandon, des tonnes de "pas dit à temps", à temps pourquoi encore?

 

Les adultes ont raison lorsqu'ils plongent leurs yeux vagues dans les pupilles novices des enfants pour leur expliquer  toutes sortes de choses en parlant du temps.

 

Celui qu'on prend, celui qu'on néglige bien à l'abri dans ses petites impressions de sécurité, "d'elle comprendra", croyant dur comme fer qu'on peut repousser et se réveiller avec cette mélancolie tenace. Repasser l'ancien temps, le cajôler ou le féliciter de ce qu'il a enseigné.

 

Mais tout ça après tout n'est rien, juste un sursaut sur l'eau qui file bien plus vite que je ne le désirais finalement...

 

J'oscille toujours pourtant, brûlant la chandelle avec acharnement au printemps, reniant cette existence à l'automne, m'achevant l'hiver: toujours esclave des extrêmes.

 

 

Je m'agace de certains travers habituels (chaque mot avait son importance avant, tout cela manque cruellement de précision je dois dire). Peut-être que je choisis d'ignorer ce qui serait vibrant et non d'une suffisance routinière...?

 

Je repense à l'entousiasthme que je ressentais lorsque j'ai ouvert le blog de bouclette, impatiente de goûter aux fruits et au miel (pour glisser un peu de blasphème au milieu de cette niaiserie). Très franchement, même rencontrer tous ces bonhommes y compris les "spéciaux" (petite pensée pour le croqueur compulsif) m'avait intéressée bien que ce fut parfaitement diffèrent de ce que j'escomptais. C'était une sorte de visite privée d'un musée d'anthropologie, projecteur et gros plan sur des hommes: même espèce, étrangers.

Pour la plupart j'ai ressenti des sentiments négatifs je dois l'avouer. Tout n'était que tempêtes et violences internes. Le choc de nos diffèrences qui font des bleus au coeur, des entailles de confiance et panser de baisers et mots choisis sur un banc. Encore, encore plus de rêve! Avant que tout s'écroule réclamer  encore d'être unique.

Aujourd'hui je les remercie de m'avoir touchée, fait trembler, certains d'excitation, d'autres de sanglot, mais avoir espéré, c'est simplement fort comme ça.

 

C'est à cette même pensée que je m'attarde chaque matin lorsque je me tiens dans mon salon inondé de soleil, le regard plus loin, je me repasse des yeux, des mains, des fous rires, des images de ce qui n'existera plus jamais que dans ma mémoire. On ne peut être et avoir été. Chaque jour est à enterrer, mais l'esprit les rend immortels. Les gens ont tort de penser que la nostalgie concerne la jeunesse, je crois qu'elle s'attache plutôt à un ressenti qu'à un état.

 

Ce manque est de plus en plus grand, ne s'attache ni au nombre de mes conquêtes ni à mes envies curieuses. Il est derrière moi lorsque je suis à nue, incachable, simplement enfoui à la va vite sous une jeune femme blazée en apparence, déçue profondément probablement. Parfois j'ai l'impression d'avoir renoncé tôt et de ne pouvoir réviser mon choix même en le désirant. A d'autres moments je me vois évoluer progressivement vers plus de coeur, de sincérité, de véritables désirs (comme ma décision de cesser de libertiner car cela ne m'apportait plus rien) mais je garde une porte de sortie toujours, des exceptions éventuelles...attitude qui manque de tranchant, sans risque, pas de décision conséquente!

 

Malgré cela, je peux dire que j'ai compris quelque chose sur mon rapport avec les hommes:j'ai besoin de l'instabilité qu'ils provoquent.

 

Eh oui parfaitement le contraire de ce que j'aurais "du" dire (rire), je ne cherche pas l'équilibre sain et encrichi (blablabla) à travers une relation avec un homme en priorité, j'ai surtout besoin de réaliser en permanence comme son attachement maladroit m'est indispensable. Il faut que l'idée de le perdre me soit douloureuse pour ne jamais fermer les yeux sur la préciosité des liens tissés (et à entretenir d'ailleurs).

 

Le débat s'est posé récemment sur la nature des sentiments amoureux et j'ai fini par positionner mon avis: la passion amoureuse  n'a aucune rivale de taille, ni l'affection, ni l'entente des corps, ni les visions communes

 

 

Sans passion, tout, eh bien...c'est de la merde.

Publié dans : La Bulle
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 12:49

Il faut rêver, désirer pour vivre. C'est une vérité à laquelle je crois, confortée d'autre part par mon expérience personnelle, ce petit bout de chemin parcouru trop souvent dans l'absence de ces désirs vitaux.


Pourtant, je poursuis un unique rêve depuis une dizaine d'années, lui a cet importance déterminante né dans l'esprit dépassé d'une ado qui cherche un rocher au milieu de l'océan déchaîné de ses émotions. Les "solutions" que me proposaient toutes ces âmes bien pensantes pour être heureuse j'en avais strictement rien à faire. Des histoires de déclic, comme un messie moderne qui viendrait tout changer, du baratin pour humain frustré....


Je souhaitais juste trouver enfin la sécurité, la paix, créer mon foyer, un endroit où je me sentirais juste "moi" et rien d'autre, sans rêve de papier glacé et surtout très loin de ce passé qui fracassait ma tête.


Heureusement les années défilent, construisent la personne, peu importe les ruines desquelles on part, elles participent à la structure d'un Être.


Et un beau jour, j'ai presque 22 ans...le moment de réaliser mon unique rêve arrive, presque trop tôt car je suis effrayée, presque trop tard car je suis prête à tout pour ne pas le laisser s'échapper. Il est là devant moi, d'un blanc immaculé, personne n'y a jamais mis les pieds auparavant, empli de lumière: mon foyer, mon appartement.


Il est très difficile d'expliquer ce que représentent ces quelques murs, une libération, l'aboutissement d'années de recherches et de réflexions sur soi-même, ici doit se trouver le nouveau départ qui permettra d'être une nouvelle personne, enfin se sentir une femme adulte et non un puzzle.


Néanmoins, passée l'excitation de l'installation, de ces nouvelles responsabilités et de la jouissance des pleins pouvoirs sur sa propre vie, il est resté le vide. Je vis solitaire chez moi, quaziment recluse depuis que je n'ai plus mon emploi, entre overdose de nourriture et surdose de substances nuisibles.


Je me déçois tellement, gâcher mon rêve comme si je n'avais pas évolué d'un pouce, toujours cette imbècile auto destructrice et égoïste dans le mirroir. Juste plus détruite encore physiquement et émotionnellement morte.


Hier j'avais négligé qu'il y a toujours deux poids deux mesures, ce que les années m'ont apportées elles me l'ont repris ailleurs et il en sera ainsi tant que je ne prendrai pas les décisions.


Je suis convaincue premièrement que des années de "mauvaise vie" et de solitude y sont pour beaucoup dans mon égocentrisme car se contenter d'incriminer les déchets de l'humanité qui ont croisé ma route serait il me semble fuir sa part de responsabilité. J'ai donc pris la décision de mettre au placard tout ce qui participe à l'aliénation du coeur et de l'esprit le temps de retrouver pleinement mes facultés.


Comme je l'ai dit à un de mes proches hier, j'ai réalisé que ce n'est pas mon rêve qui est imparfait, mais la manière dont je le réalise en tant que personne qui est imparfaite. Mais ça fait longtemps que je ne suis plus moi-même, et voilà où se trouve la félûre et la source de mes regrets. Cependant le chemin parcouru me donne espoir, car je SAIS désormais que j'ai le pouvoir de transformer ma vie, la modeler selon mon gré si j'accepte de faire le sacrifice de mes peurs sans aucunes garanties.


Le risque est un des thèmes que j'aborde le plus souvent mais comme un professeur d'histoire évoque une guerre, sans implcation personnelle et quoi de plus personnel que notre propre vie? Il serait inexact d'affirmer que je n'en ai pas pris, cependant la plupart ont abouti à des résulats désastreux qui m'ont découragée et pris une part d'humanité, la plus belle et la plus précieuse: l'innocence.


Lorsqu'on la perd, tout devient fade, d'un équilibre angoissant et non salvateur, la peur chaque jour englobe un peu plus l'existence discrètement, on se referme, on s'échappe dans l'alcool ou autre et surtout on piétine.


Je me dois de briser le cercle, affronter et dépasser l'échec, seule parce que je l'ai choisi, heureuse car je le choisirai...

Publié dans : La Bulle
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 17:15

Minuit pile, les codes d'une voiture balayent une rue de N. et glissent au passage sur une paire de jambes émergeant d'une jupe noire et chaussées de talons gris en parfait accord avec le manteau...que je porte.


Oui, c'est la bonne voiture qui est en train de descendre la rue, "zut une décapotable...,mauvaise entrée en matière le cliché sur la crise de la quarantaine..."


Mais il arrive, me sourie, très décontracté et très jeune("OUF!"), mince je rougie presque en pensant à l'éventuelle suite de la soirée...il est tellement spontané et puis tellement "comme moi", ça promet ^^. Des yeux pétillants cherchent les miens, l'attitude est positive, la voix caressante, je me laisse déjà doucement plier sous son charme.
Mais la séduction est un jeu qui se pratique à deux( minimum du moins...;)) et je me montre décontractée, amusante et un brin mystèrieuse sur l'effet qu'il me fait ne voulant pas trop lui signifier qu'il m'attire beaucoup tout en le séduisant doucement. Nous nous garons et allons boire un verre sur la piétonne. Je marche à ses côtés, assez proche pour le regarder en coin et apprécier discrètement les formes de son corps.


Nous nous asseyons en terrasse et monsieur déguste une crêpe tandis que je sirote mon jus d'orange gentillement sous son nez. Il gigote pas mal et pour ma part j'enchaîne les cigarettes tout en discutant. Je le surprends d'ailleurs le regard enfoui dans mon décolté ce qui n'est pas pour me déplaire car c'était bien là l'effet escompté de ma tenue: classe mais sexy.


Nous reparlons des divers sujets que nous avons évoqué durant la semaine notamment son envie d'aller prendre un verre en club échangiste. Il m'apprend à cette occasion qu'il n'y est jamais allé et que sa curiosité est grande surtout en ma présence. Je lui dit non en tout premier lieu car je ne me sens pas prête à pénétrer cet univers là aussi...profondément?(sourire)
Il me précise que ce ne serait qu'un verre et que nous serions tous les deux juste là pour jouer un peu les voyeurs sans que rien ne nous pousse à participer, argumentaire qui me rassure tandis que nous marchons sur les pavés.


Je finis par me tourner vers lui en lui disant oui, qu'après tout il faut se laisser un peu porter par les choses parfois et que nous vivrons donc cette expèrience inédite ce soir. A nouveau un sourire ravageur traverse son visage et il me communique son exaltation.
Ce chenapan m'indique alors qu'un club existe dans le quartier à côté puisqu'il l'a vu sur internet, monsieur avait donc tout envisagé, mais j'aime bien pour le coup.

 

 

Nous roulons tout en discutant et il dit ne pas pouvoir entrer avec moi sans enmener quelque chose avec lui, bien sûr en un éclair j'imagine bon nombre d'objets plus tordus les uns que les autres et me fait peur toute seule. Mais c'est lorsque le feu passe au rouge qu'il choisit de poser ses lèvres sur les miennes, m'arrachant un premier baiser avant que je lui vole le second, entre douceur et passion. Voilà donc ce qu'il voulait emporter et il m'avoue en rêver depuis tout à l'heure au café (il m'en avouera un peu plus plus tard dans la nuit d'ailleurs).


MMM non seulement il me plaît mais je dois dire qu'il m'excite tout à fait et je sens la châleur de mon corps se concentrer en mon ventre à chaque regard, chaque contact de ses lèvres ou de sa langue.


Ce n'est qu'une fois garés près du club que je réalise où nous allons et pour une jeune femme qui n'est même jamais allée en boîte de nuit car ça l'angoisse, ce n'est pas vraiment une mince affaire. Néanmoins la rapidité avec laquelle il se colle à moi me détourne bien vite de ces pensées négatives et l'excitation reprend de plus belle. Il me demande si je suis pleine d'envie et je lui réponds par l'affirmative mais sa main caressante brûle de vérifier et je sens ses doigts glisser entre mes cuisses, sa bouche suçoter mes seins que je lui offre, pur moment d'extase et de désir aussi en le caressant à mon tour. Nous voilà bien en forme pour rejoindre cet endroit tellement emprunt de mystère pour nous et les quelques métres qu'il nous reste ne sont que des embrassades passionnées contre chaque voiture, chaque porche d'immeuble car je ne cesse de l'attirer, trop fièvreuse déjà.


Une cigarette avant d'entrer( j'aurais fumé mes doigts avec si j'avais pu...) et une interminable attente devant la porte qui semblait rester close(oui j'y ai cru un instant^^) pour s'ouvrir sur un homme d'une cinquantaine d'années qui nous invite à entrer. Je ne pense qu'à une chose: pourvu que ce ne soit pas la moyenne d'âge des clients!
Il se trouve que monsieur est le gérant et nous croisons un couple qui s'apprête à sortir- lui 35/40, elle 25/30.


Je n'ai limite pas vu cet homme, trop éblouie par sa ravissante compagne aux cheveux auburn, la peau claire et les yeux noisettes qui me regardait avec insistance le sourire aux lèvres. S'en était presque indécent d'autant plus que les messieurs étaient tous trois trop occupés et dans l'ignorance totale de ce qui se jouait sous leur nez. Elle me draguait ma parole, et pas qu'un peu(sourire). Je lui ai sourie, un peu génée mais tout de même bien intéressée en me disant "dommage qu'elle reparte". Entretemps l'Exalté et moi avons du ressortir retirer de l'argent dans une rue voisine et comme par hasard qui repasse à ma hauteur en me lançant un "Bonsoir" aux accents étrangers? Elle bien évidemmment,mmm les accents sont mon péché mignon et je lui redonne la politesse d'une voix plutôt suave cette fois.


Toute émoustillée je confie mes impressions à mon complice qui affiche une érection monumentale en m'imaginant avec elle. Il est tout feu tout flammes, tant mieux car moi je me consûme de plus en plus!


Nous revoilà dans le hall du club et cette fois-ci la porte à double battants s'ouvrira pour nous, j'ai le coeur qui bat la chamade tant je ressens l'angoisse(plus du nombre de personnes que de ce qui s'y passe) mais je me sens étrangement poussée à l'intèrieur et une fois notre serveur arrivé(oui oui un serveur attitré^^) je le suis sans remords à l'intérieur...

(suite à venir;))

Publié dans : Relations
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